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 Tous les enfants grandissent... Sauf un.

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MessageSujet: Tous les enfants grandissent... Sauf un. Jeu 7 Aoû - 23:31

Peter ♚ Pan

   
« Naitre, c'est faire naufrage sur une île. »

   
Informations
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       Origine : Peter Pan, J.M. Barrie.

       Cycle d'Âge : Enfant.

       État de croissance : Terminé, depuis longtemps.

       Groupe : Citoyen, ou petit Criminel.

       Métier : Roi des Enfants Perdus !

       Race : Presque Humain.
       



   
   
PersonnalitéCaractéristiques
Le pire et le meilleur de l'enfance.

Peter est un enfant. Il en sera toujours ainsi, car Peter est imperméable aux effets du temps. Et cela n'a rien à voir avec sa condition de Fable. C'est son être entier, de son rire à son regard, de son âme volage à son sourire s'étirant comme une plaie ouverte, découvrant ses petites perles blanches, qui respire l'enfance. Il en est l'incarnation, l'esprit, l'allégorie. Sa force réside en la croyance et la foi de millions d'enfants de part le monde. Garçons épris d'aventure qui rêvent de le rejoindre dans son île aux merveilles. Filles amourachées qui espèrent derrière leur fenêtre ouverte qu'un être venu d'ailleurs leur saisisse la main. Peter le sait. Peter sait qu'on croit en lui, qu'on l'adore, qu'on l'adule. Peter se nourrit de cette passion. L'orgueil est son moteur. L'imaginaire son domaine. L'enfance son fief.

Peter est un voleur d'âmes, un magicien, un ravisseur. Il enchante puis capture. Son pouvoir d'attraction est inévitable, infiltrable. Surtout les gamins. Et les femmes. Peter est l'amant qui ne peut aimer des petites filles, Peter est le fils qui ne peut s'adopter des dames. Peter est la liberté, le vent, la fuite. Il ne se laisse pas approcher. Il se ne laisse pas toucher. Comme si le fait même de sentir un contact charnel frôler sa peau lui faisait peur, ou bien mal. Comme s'il craignait de se dissoudre. Peter vous possèdera, mais interdira que vous le possédiez. Même pas un peu.

Peter est l'arrogance. Il se vante, fanfaronne et pavane. Il est le meilleur, toujours ! Ses exploits sont sans limite, sans faille. Et toujours si dramatiques, si nobles, si grandiloquents, à l'image d'une pièce de théâtre. Nul ne sait quelle part de son récit est vraie. Lui-même ne le sait pas. Car pour Peter, aucune frontière n'existe entre le réel et l'imaginé. Tout prend sens et vie à ses yeux. Il en devient presque naïf, crédule, tant il a foi en chaque chimère.
Peter est l'inconscience. Il ne se rend compte d'aucun danger, assuré de sa toute-puissance. Il est puissant, du moins pour une Fable, fortifié par cette foi ineffable qu'éprouvent les marmots à son égard, mais il se voit encore plus ultime, encore plus divin que tous. Peter ne craint même pas la mort. Il craint bien davantage de grandir. Il craint bien davantage de perdre son pouvoir, sa lumière et sa magie. Il ne vit même pas. Alors, mourir, le pourrait-il seulement ?

Peter est l'oubli. Car Peter oublie tout. Il oubliera votre visage, votre nom, votre histoire, dès lors qu'une nouvelle distraction s'imposera à sa pensée. Son existence n'est qu'une succession d'évènements sans queue ni tête, qu'il ne parvient pas du tout à souder, à broder en une suite logique. Il oublie les gens et les choses. Même la vie ordonnée de Fabletown n'a pas eu raison de cette amnésie chronique. Mais après tout, peut-être est-ce cette absence abyssale de mémoire qui lui permet d'être aussi jeune, aussi gai, aussi innocent.
Car Peter est la joie. Peter rit de tout, tout le temps, pour tout. Son rire évoque un gazouillement d'oiseau, parfois chantant comme un grelot, parfois terrifiant comme celui d'un démon aux traits juvéniles. N'est-il pas tout cela à la fois, après tout ? Peter ne vit que par la joie. Il a besoin d'elle. Il a besoin de s'amuser, de déployer son rire incessant. Rien ne doit être sérieux. Rien ne doit être grave. Rire l'empêche de pleurer, de penser, de se souvenir. C'est sa plus grande parade.

Peter est la tyrannie. Parce que Peter est un petit concentré de charisme, de charme et de puissance, un petit roi confortablement installé sur son trône en toc. Il gouverne l'enfance, il gouverne les enfants. Il l'a toujours fait. Sur son île, il était le capitaine, le chef des Garçons Perdus, singeant Hook par ce despotisme teinté de rire là où celui du pirate était englobé de froideur. Peter ne supporte pas la contradiction, la désobéissance, l'apathie. Il veut des cris, des jeux, des éclats de rire à n'en plus finir. Il veut commander. Il a besoin que les regards qui se posent sur lui soient embués d'une admiration soumise, d'un émerveillement vibrant, il a besoin de provoquer quelque chose chez l'autre. Il y arrive. Car Peter est un enfant fée. Un enfant magique.
Reclus dans leur fête foraine abandonnée – comme eux – les gosses sous le joug de Pan ont organisés leur petite société. Elle est confuse et précaire, mais tient le choc. Et lorsqu'ils sont contraints de retourner à l'Orphelinat, Peter n'en demeure pas moins leur petit meneur, bon ou mauvais en fonction des humeurs. Car nul n'est plus lunatique que Peter Pan.
Dans la fête foraine délabrée, Peter a nommé des sentinelles, des bras droits, des filles qui jouent le rôle de mère pour les plus petits ; chacun a son rôle et son importance. C'est une imitation fantasque du monde adulte, en funambule. Pan reste pourtant frustré par son infériorité, si apparente en comparaison de son ancienne domination. Ah, sur son île, ce n'était pas pareil... Alors Peter essaye de ne pas y penser, et Peter joue jusqu'à la nuit tombée.

Peter est l'imaginaire. Il s'est perdu depuis longtemps dans les méandres de l'irréel. La frontière s'est affinée, tant et tant qu'elle a fini par se diluer complètement. Peter a besoin de jouer, de voir le monde selon sa perception, peu importe à quel point elle est biaisée, malade, fausse. Il a besoin de s'immerger dans des aventures plus ou moins authentiques, de voir la fantaisie là où seule la morosité demeure, de se mettre en péril pour mieux sentir son coeur pulser. C'est la seule façon qu'il a de vivre. D'exister. C'est la seule qu'il connait, en vérité. Et lorsqu'une triste pensée, un sombre souvenir regagne la surface la surface et encombre sa conscience vaporeuse, craquelant son visage gonflé de sa joyeuse arrogance, Peter utilise l'imaginaire comme un substantif. Bouclier de songes et de féérie dont il se drape tout entier, afin de palier à la misère de l'âme. Il quitte le sol dur, froid, noir, et s'élève dans les hauteurs où le vent le portera, l'emportera, où la Lune brillera pour lui, et où le chagrin n'existe plus. Il est plus fort que le malheur lui-même. La réalité est sa plus grande ennemie, son perpétuel adversaire, qu'il combat corps et âme sans jamais baisser les armes.
Mais l'imaginaire est, au-delà de sa force, sa faiblesse. Lorsque l'imaginaire s'effondre, lui s'effondre aussi, vidé d'énergie, de couleur, de gaieté. C'est sa faille. Ou, au contraire, cet imaginaire débridé peut prendre des proportions insensées. Peter ne cesse de voir des choses qui n'existent pas. Peter peut voir les ombres s'étirer et les visages se changer en masques monstrueux. Peter peut voir le meilleur et le pire. Tout est extrême avec lui. Les merveilles et les horreurs, la lumière et l'obscurité, la joie et la douleur. Il est un condensé d'émotivité exacerbée. Pourtant, la profondeur et la complexité des sentiments lui échappent, entièrement. Il est trop jeune, trop frivole, trop oiseau. Il est trop inhumain pour les comprendre.
Peter dépend, ainsi, de la croyance des enfants. La croyance en son monde, son rêve, mais surtout en lui. Chaque enfant qui prétend ne plus croire en les fées le meurtrit. Chaque enfant dont la foi en sa figure enfantine faiblit, vacille, le mortifie. Ca l'affaiblit, aussi considérablement qu'une lame plantée dans sa chair. C'est physique, réel. A l'inverse, chaque enfant qui croit en lui, qui revêtit un déguisement à son image et se passionne pour ses récits épiques lui prodiguent une énergie prodigieuse.

Peter est la cruauté. Il n'a pas de pitié, guère d'empathie, et aucune notion de gravité. Il est capable de tuer un enfant qui l'aurait trahi. Sur son île, les Garçons Perdus grandis étaient supprimés. Peter a toujours vu la mort comme un élément, à la fois essentiel et anodin, de son vaste jeu. Il ne la voit pas autrement aujourd'hui. Et comme Peter ne supporte pas qu'on lui résiste, il punit, il chatie, il soumet. On ne peut pas lui résister. La foi des enfants l'a rendu trop fort, trop grand, par delà son aspect pourtant si grêle.

Peter est un oiseau blessé. Ses nuits sont assaillis de cauchemars aussi obscurs et destructeurs que l'Adversaire lui-même. Parfois, cela le plonge dans des transes fiévreuses dont il peine à se sortir. Ses souvenirs, les seuls, les plus douloureux, ceux qui l'ont cassé, ressurgissent sous forme de monstres de l'ombre. Maman, Fenêtre fermée, Maman, Nuit, Seul, Maman, Maman, Maman. Alors Peter décuple son rire, son sourire, Peter danse et chante, pour mieux combattre la douleur.

Peter est gai, innocent et sans coeur.

Peter a les oreilles vaguement pointues, du fait qu'il est un enfant fée. Lorsqu'il est à découvert, il est contraint de porter un genre de bonnet – vert évidemment – afin de couvrir cette difformité.
Peter a un parfum singulier. Un mélange de feuilles, d'enfance et de fantaisie. A la fois brute et terriblement tendre.
Peter possède une flûte de Pan dont il ne se sépare jamais. L'instrument possède des propriétés magiques peu communes, un pouvoir d'envoûtement qui rend ses auditeurs enfantins extatiques et dociles, voire hallucinés. Officiellement, Peter n'a guère le droit de s'en servir.
Peter raffole des déguisements et des jeux de rôle. Son rôle favori étant toujours soit celui du grand méchant, soit celui du sublime héros. C'est un être assez fantasque et expressif, mais il dégage une certaine dignité parfois, comme si une bribe de sang royal circulait dans ses veines. Il ne supporte pas qu'on le touche, pourtant il n'est guère pudique. Et encore moins propre. C'est même un garçon qui ne prend pas tellement soin de lui, en fait.
Peter éprouve d'énormes difficultés à lire et écrire, chose qu'il n'avait jamais pris le temps d'apprendre dans les Royaumes. Dans son Royaume, plus exactement.
Peter est obsédé par les jouets. Il peuple son univers de bibelots, de peluches et de figurines en tous genres, recréant une enfance bariolée dans son existence devenue si terne.
Peter est parfaitement capricieux, changeant et frivole. Peter adore profondément les oiseaux. Il lui arrive parfois de disparaitre pendant des jours, s'enfonçant dans une forêt profonde et y demeurant ainsi à l'état sauvage, au sein des arbres forts et des animaux variés.
Peter n'a aucune notion du temps.
Peter est très aisément malade, comme si son corps avait trop longtemps été préservé des atteintes bactériologiques du monde ordinaire. Lui qui n'était jamais souffrant sur son île, voilà qu'il attrape illico le moindre microbe qui tombe. Il est singulièrement en proie à la fièvre, ce qui n'arrange en rien ses tendances délirantes.
Peter était très étonné d'apprendre que les contes de fée (qu'il connaissait) existaient au-delà de son propre imaginaire. Les mères qu'il amenait dans son Pays, comme Wendy, avaient l'habitude de conter ces histoires. Il est généralement tout excité de faire la connaissance de nouvelles Fables, en particulier les plus célèbres, et les assaille fréquemment de questions. Cendrillon le trouble particulièrement, car elle faisait partie d'une de ses histoires préférées.

Peter est devenu dépendant à la poussière de fée, depuis qu'il a perdu son île. Afin d'en inspirer, il se rend fréquemment à la ferme pour retrouver Clochette, qui se fait un plaisir de lui fournir sa dose essentielle. Parfois même, il l'embarque illicitement à Fabletown. Mais Bigby s'en rend compte très rapidement. Son flair sûrement. C'est toutefois l'une des choses, bancales, qui permettent à Pan de tenir debout au sein de ce monde qu'il a toujours abhorré. En effet, la poussière de fée, en plus de vous offrir le don de voler – que Peter a perdu comme le reste, à son grand malheur – permet de vous égayer, d'embellir votre perception, de sublimer votre vision. Les couleurs sont plus vives, les sons plus beaux, les sensations plus profondes, les rêves plus accessibles et, de fait, le monde moins douloureux. Peter a besoin de cela plus que quiconque.
Peter déteste les mères. Il les cherche, les observe, les provoque. Mais surtout, il les hait.

Le Crooked Man avait l'habitude de se servir de Peter en tant qu'espion, usant de ses allers-retours fréquents à la Ferme et de sa vélocité enfantine. Afin de tenir Peter sous sa botte, il assommait l'enfant fée de promesses et de louanges toutes plus prodigieuses les unes que les autres, que Pan dans sa naïveté gobait les unes après les autres.
A la chute de l'homme de l'ombre, bien que le rôle de Peter fut suspecté par déduction, personne n'osa l'incriminer. On ne le craignait pas pour son pouvoir ou ses tendances colériques. On craignait juste d'aggraver l'état psychologique déjà précaire d'un enfant depuis trop longtemps abandonné.

Peter est assez connu à Fabletown. C'est "le chef des enfants perdus". Au coeur de la ville, dans un coin reculé, Peter a fait d'une fête foraine abandonnée son Neverland improvisé. Son jouet poli est devenu un jouet cassé, lieu d'enfance glauque où trainent ceux qu'il a attrapé dans son sillon. Grâce à la flûte, en général, qu'il utilise afin de les attirer. A Fabletown, il y a plus de bambins qu'on ne croit. Beaucoup sont des gosses de Fables qui n'ont pas vu leurs parents survivre aux rafles sanguinaires de l'Adervsaire. Peter devient leur père protecteur, ainsi que leur tyran despotique. Il est loin d'avoir l'ascendance qu'il avait sur son île. La météo ne dépend pas de son humeur et les enfants ne meurent plus sous sa volonté. Il est simplement un chef de bande, qui recueille les mômes délaissés qui se sentent seuls et perdus. La plupart du temps, ils jouent. Ils jouent sans cesse, jusqu'à tomber d'épuisement. Ils se battent, s'amusent, font des bêtises. Il n'y a pas de loi à Nevertown – c'est le nom qu'il a donné à son QG – mais lorsque les frasques des Garçons Perdus dépassent les frontières du lieu, Peter s'attire aussitôt les foudres de BigBy. Enfin si, il y a UNE loi. C'est interdit aux adultes.
La relation de ces deux-là est complexe, ancienne. Aucun d'eux ne se souvient précisément du contexte et de l'époque de cette affaire, mais Peter se rappelle, dans ce vaste paysage de neige, que Wolf dévora un de ses amis sous sa forme lupine. C'était un canard, et il était stupide, mais Peter l'avait élu pour ami, et l'injure de Wolf devait demeurer en lui. Mais surtout, surtout, il envie la force de Bigby. C'est lui la véritable figure de proue de Fabletown. Parfois, dans certains de ses jeux avec la bande, Peter prétend être Bigby et fait mine de souffler très fort pour tout défoncer. Mais généralement, une horde de filles se précipite pour jouer le rôle de Blanche-Neige, et le jeu prend une tournure moins amusante.



   
   
Magie | Capacités
Peter ne devrait pas être aussi doué.

Son premier pouvoir, ce serait certainement lui-même. Peter dégage un charme juvénile exceptionnel. En sa présence, on est très aisément enchanté par l'enfance qu'il dégage, par ces fragrances de féérie, de jeunesse et de fantaisie que diffuse son aura. Il attire les mères, dont il éveille l'instinct maternel – elles ne rêvent que de l'adopter et leur donner leur baiser caché, mais Peter ne se laisse jamais attraper – ainsi que les petites filles, qui fondent et succombent. Il stimule les garçons, qui l'envient et l'imitent avec fougue et respectent son autorité capricieuse. Certains adultes, en revanche, se voient terrassés par l'amertume à le voir ainsi déraisonnablement prépondérant, avec l'orgueil infantile et outrageant qu'ont seuls les jeunes gens. Ils sont envahis d'une haine envieuse qui les rend fous, furibonds, et finit par les consumer. Ce fut le cas de Hook. Peter connait son effet, et son sourire fier doublé de ce regard luisant de malice, ne fait aucun doute sur la satisfaction que cela lui provoque.
Son lien à l'imaginaire n'étant plus à faire, Peter est un illusionniste de première. L'un de ses pouvoirs, et non des moindres, agit ainsi principalement sur lui-même. Car il est capable de voir tout ce qu'il imagine, en bien comme en mal. Sous un effort à peine conscient, il refait le monde à sa façon, déposant sur la réalité son souffle de magie. Tout prend vie. Et lorsqu'il use de sa flûte ou de la poussière de fée, ces rêves éveillés deviennent presque visibles et palpables pour les gamins qui le servent. En vérité, ils voient principalement leurs propres fantaisies, mais si Peter s'écrit : "Regardez, la Rivière Mystérieuse !" en désignant un égout, beaucoup verront la Rivière Mystérieuse. Certains en sont extatiques, d'autres pétrifiés.
Peter dispose donc, en plus d'un naturel généreux, d'une flûte enchantée. Il s'en sert pour charmer les enfants – elle n'a, fort heureusement, aucun effet sur les grandes personnes – grâce à la joie irrésistible qu'elle évoque chez les coeurs les plus jeunes. Il les entraine dans la danse ou le danger sous le son mélodieux des éclats de rire rendus inconscients. Ses airs ont le don de provoquer, et ce chez tout le monde, une émotion brutale et imbattable selon la mélancolie ou la jovialité qu'ils transportent.

Le dernier pouvoir de Peter est son ombre. Mais est-ce réellement un pouvoir ? Car depuis qu'il est débarqué à Fabletown, Peter a vu son ombre s'arracher à son corps. Parfois l'Ombre est douce et docile à son égard, et le guide jusqu'aux enfants seuls et abandonnés, ses proies favorites. L'Ombre lui parle, le raisonne, le rassure, l'Ombre lui sussure quelques murmures chauds à l'oreille. L'Ombre le manipule, souvent. L'Ombre le pousse au pire. L'Ombre le déshumanise, lui vole ses couleurs et brise ses morceaux de bonté éclatés. L'Ombre le possède, de plus en plus. Mais Peter a besoin de l'Ombre. Il n'a personne d'autre pour prendre soin de lui. Alors même lorsque l'Ombre grandit et noircit jusqu'à le tétaniser, jusqu'à prendre la forme d'un cauchemar plus intense que l'Enfer, Peter la garde auprès de lui. Mais au fond, n'est-ce pas simplement qu'un écart fatal de son imagination démesurée ?


   

   
   
Passage RP
L'histoire de Peter Pan, tout le monde la connait. Elle berce nos enfances, parfois elle nous suit jusqu'à l'âge adulte où nous la redécouvrons avec amertume, chagrinés de ne plus pouvoir l'atteindre et la vivre comme nous savions le faire autrefois. On ressent même, sans se l'avouer, une pointe d'envie à l'égard de cet enfant qui ne grandirait jamais. Les plus éveillés ressentiront, aussi, une tristesse enfouie, pour ce même enfant condamné à une vie figée, peuplée de pirates, de sirènes, de fées et de pouvoir, mais vide de famile, d'amour, de mère.

Peter Pan, l'enfant gai et l'enfant triste.


Contrairement à bien des Fables, Peter connaissait déjà le monde des communs. Sur son île merveilleuse, il avait érigé un portail qui permettait d'y avoir accès. Le monde des communs l'a toujours horrifié, Peter. Il grouille d'adultes qui ne croient plus en rien, il manque de gazouillements et d'éclats. C'est presque paniquant à ses yeux, ça lui fait l'effet d'une brûlure.
Toutefois, il savait bien, oh, il savait, à quel point il était un des plus grands héros de l'enfance. Chacun des hommages portés à son intention venaient grossir son égo, enfler son coeur d'oisillon. Peter Pan, l'enfant élevé par les oiseaux et les fées, l'enfant sauvage mais si rafiné – il avait appris les manières des êtres ailés – l'enfant de la nature et du ciel. L'enfant ultime, absolu, infaillible. Eternel.
Alors Peter avait su trouver sur son île fabuleuse, où toutes les manifestations de l'imaginaire prennent vie et corps, un pont. Entre le monde ordinaire et son monde extraordinaire. Il avait franchi le portail, de plus en plus souvent, de plus en plus nécessairement. Il s'était employé, accompagné d'une fée quelconque – la plus célèbre ayant été Clochette – à ouvrir en grand les fenêtres prudemment closes par les parents. Il avait pénétré les foyers, envoûté les esprits. Puis, il avait emporté les enfants. Un à un. De plus en plus gourmand. Pour les emmener dans son île, dans sa réalité fantasmée. Voler les enfants communs, arracher au monde gris ses rejetons. Ouvrir les fenêtres sans relâche, pour prendre sa revanche sur la fatalité qui avait cruellement fermé la sienne.
Car Peter n'a pas toujours été enfant fée, enfant de magie. Il avait même une mère, un jour. Il était réel, un jour, existant, un jour, vrai, un jour. Il aimait, un jour. Il l'aimait elle. Et un même jour, plutôt une nuit, lorsque Peter revint de ses périples chimériques, s'attendant à plonger tranquillement dans les bras doux de sa maman – elle l'avait attendu, elle l'attendrait toujours, c'était certain – la fenêtre de sa mère était fermée. Alors Peter avait hurlé, son cri avait fendu les cieux comme l'orage, et Peter avait cogné contre la façade de la fenêtre. Il avait appelé sa mère, sa seule mère, de toute sa force juvénile. Et il avait vu sa mère bercer un autre petit garçon. Le mettre dans son lit, lui chanter ses chansons, lui offrir son sourire. Parce que c'était à lui, avant. Peter crut longtemps, qu'il pourrait ouvrir cette fenêtre aux allures de muraille. Mais quand on réalise, il est trop tard. Les barreaux de fer sont mis pour la vie. Alors Peter avait pleuré, Peter s'était brisé, et Peter avait muté. C'était le prix à payer pour la magie. Pour mieux exister.
Peut-être n'était-il qu'un enfant mort, depuis le début. Peut-être n'avait-il jamais existé.

Peter s'était mis à haïr les mères et à leur dérober leurs enfants. Son rire vengeur balayait encore les draps vides lorsque les mères accouraient dans la nursery. Il transformait ses captifs en Fables successives et faibles, qui ne duraient jamais bien longtemps dans son univers de joyeux chaos, de rêves et de cauchemars. Peu importe, il les oubliait à chaque fois, les remplaçait, les usait jusqu'à la mort.

Et puis, il y eut l'Adversaire. Peter était accoutumé aux adversaires. Hook était l'un d'eux. Un adversaire n'est pas un ennemi. Un adversaire est un élément fondamental de toute aventure, et pour lui il ne s'agissait de rien d'autre. Un adversaire le rendait héros. Il leur coupait la main, aux adversaires ! Alors l'Adversaire, au début, il ne lui faisait pas grand effet. Peter en fut tout à fait ravi, même. Un nouveau vilain à combattre, afin de glorifier son panache et sa glorieuse jeunesse ! Sauf que cet Adversaire là était différent. Cet Adversaire-là, il ne faisait pas partie de son jeu, cet Adversaire là avait pénétré son monde pour le gangréner. C'est ce qu'il fit.
Peter vit son île s'écrouler. Il vit ses fées s'éteindre, ses sirènes égorgées, ses pirates pourfendus. Il vit la nature se mourir et ses habitants avec. Il vit son royaume tomber entre les mains d'un noir absolu et si dense que plus aucun éclat, même pas le sien, ne savait vivre. Alors Peter fuit, comme les autres. Par son propre portail. Et lui qui était convaincu de ne jamais avoir pleuré, il pleura comme jamais. En désertant le Pays de Jamais.

   

   
   
IRL
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    Pseudo : Petit Pan

       Âge : Éternellement puéril.

       Comment as-tu découvert le forum ? : On m'a soudoyé, très bassement.

       Avatar : Kyle Broflowski, South Park.

       Dis-moi, tu as lu les règles ? : NON !

       Autre chose ? : Un jour de plus, et je pétais une durite. J'arriiiiive !

       
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King Cole

King Cole
Messages : 168

MessageSujet: Re: Tous les enfants grandissent... Sauf un. Ven 8 Aoû - 0:06






Tu es validé !

Félicitations et bienvenue parmi nous ♥



Bonjour Petit Pan ! Heureuse de te voir intéressé à notre forum (COMMENT ÇA ON T'A SOUDOYÉ ?), ça me fait plaisir, vraiment ! Pour ta fiche, rien à redire. Tu as vraiment bien mélangé le conte Peter Pan à l'univers Fables et en plus, tes textes bien développés sont toujours aussi doux à l'oeil. Je ne peux dire qu'une seule et c'est BIENVENUE. Oui oui, contrairement à ce que tu as pu penser, ta fiche est une merveille ! Un Peter Pan de Fables, je n'aurais pu faire mieux d'ailleurs ! ♥ J'espère que tu te plairas parmi nous, monde en construction.

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Félicitations ! Tu es validé ! Tu peux donc, d'ores et déjà aller farfouiller dans les sections RP ou faire une demande ici ! Toutefois nous te conseillons d'aller faire tes mémoires question de t'organiser un peu et être complètement prêt pour RP ! Si tu n'y es pas déjà été, cours t'amuser au Flood ! Des tas de jeux amusants et d'autres sujets de discussions sympathiques t'y attendent. Si tu dois déjà partir pour un temps indéfinis - car oui, c'est possible - poste dans les absences par respect de tes partenaires rp. Reviens-nous vite !

BON JEU !

©Didi Farl - Never Utopia


Dernière édition par King Cole le Ven 8 Aoû - 0:58, édité 1 fois
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Invité

Invité

MessageSujet: Re: Tous les enfants grandissent... Sauf un. Ven 8 Aoû - 0:51

(Passage en coup de vent - hoho) Sérieusement j'aime beaucoup ta version de Peter Pan. Je me suis régalé en lisant ta fiche !

Bienvenue donc ! Et attention à toi gamin. Je t'ai à l’œil. è.é
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MessageSujet: Re: Tous les enfants grandissent... Sauf un.

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Tous les enfants grandissent... Sauf un.

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